vendredi 16 juin 2017

Clarinette en Sib à 6 clés rondes de LESTARQUY au Havre, vers 1825-1830


 




Clarinette en Sib de LESTARQUY au Havre
buis bagué d'ivoire, 6 clés en laiton rondes et plates dont deux grandes clés extensibles
(ancienne collection Rousselet)

  

lundi 5 juin 2017

Clarinette basse en Métal de Gebruder MÖNNIG à Markneukirchen, vers 1930

 système Boehm descendant au Mib grave, métal nickelé
modèle prévu pour le marché américain (collèges et universités)

Vichy-enchères: vente du 20 mai 2017, lot 360

jeudi 18 mai 2017

Clarinette en Ut de Baumann et cor de basset attribué à Freyer & Martin à Postdam à vendre aux enchères ...


Clarinette en Ut de Jean Jacques Baumann, Paris, vers 1810
corps en buis bagué d'ivoire, 6 clés carrées en laiton, bec à fil en ébène,
un corps intermédiaire en sus (non d'origine)




Cor de basset en Fa, anonyme, Allemagne, vers 1830
attribué à Freyer et Martin, Postdam
corps en buis bagué d'ivoire, quinze clés carrées en laiton
le bec, le barillet et le pavillon ne sont pas d'origine

lots mis en vente aux enchères de Vichy, samedi 20 mai 2017

Ces deux instruments faisaient partie de la collection du
 clarinettiste anglais Keith Puddy: 
On peut les entendre sur le CD enregistré par ce musicien en 1993:
The early clarinet family, CC0904 Clarinet classics

    

L'enregistrement comprend aussi un autre instrument de la collection Puddy: Une rare clarinette en Ré à deux clés de Philipp Gottlieb Wietfeld, Burgdorf, milieu XVIIIème, illustrée dans la pochette du CD

comparaison entre deux cors de basset:

en haut: instrument à 15 clés attribué à FREYER & MARTIN, Postdam, actifs c.1808-p.1816

en bas: instrument de Friedrich Gabriel August KIRST, Postdam, actif de 1772 à 1804

lundi 8 mai 2017

Ebène et Ivoire (partie 1) : clarinettes françaises à 5 et 6 clés

de gauche à droite:
Clarinette en Fa de J.J Baumann, Paris, à 6 clés laiton (5+1) c. 1810
Clarinette en Ut de B. Raver, Bordeaux, 5 clés laiton, c.1800
Clarinette en Ut de J.J Baumann, Paris, à 6 clés argent, bec ivoire, c.1815
Clarinette en Ut de Labor, Toulouse, à 5 clés argent, c.1815

Les clarinettes du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle sont traditionnellement réalisées en buis, (bois européen facile à tourner), avec des bagues en ivoire ou en corne.

Certains modèles "haut-de-gamme", plus onéreux à l'achat, sont cependant disponibles en bois d'ébène ou de grenadille, bois tropicaux d'importation, avec des bagues en ivoire et des clétages (keyworks) en laiton ou en argent.


Clarinette en ébène et ivoire de A. DARTU, Nord de la France, vers 1800-1810



vente aux enchères de Vichy, mai 2016

corps en Ut, ébène avec bagues d'ivoire, cinq clés carrées en argent.

pavillon (bell) et corps inférieur en une seule partie.

les ressorts sont rivés aux clés et la clé de Mi / Si est traversée
par une pointe métallique servant de guide.

(la photo est trompeuse car elle présente l'instrument avec les deux corps de Si bémol au lieu des deux corps en Ut, ceux en Si bémol et le barillet provenant d'un autre instrument de A. DARTU)

A. DARTU est un facteur totalement inconnu dans les ouvrages de Langwill et Waterhouse ainsi que dans le "Livre d'Or de la Clarinette Française". Ce patronyme (DARTU / DARTUS) est surtout porté en France dans le Nord et le Pas-de-Calais.

vendredi 24 mars 2017

Clarinette Sib en buis de Bartholomé à Liège, 13 clés et 2 leviers, vers 1860



 clarinette en Sib en buis bagué d'ivoire, basée sur le système de Müller à 13 clés mais avec deux leviers supplémentaires: 

- l'habituelle clé de Ré#/Sib pour l'annulaire gauche est remplacée par un levier ouvrant la clé de cadence actionnée par l'index droit; 

- A partir du doigté de Mi/Si avec l'index gauche, une clé longitudinale actionnée par l'auriculaire gauche ouvre un trou latéral pour le trille de Mi (Si) avec Fa (Do). Ouvrant la même clé, un levier actionné par le majeur gauche donne un doigté alternatif .


les deux clés longitudinales et leurs leviers respectifs



la clé de registre est articulée et ouvre sur le dessus de l'instrument
"à la manière de Simiot".

par l'action de la clé de registre, le tampon pivote
vers l'avant pour ouvrir le trou correspondant

 le corps du bas est de facture traditionnelle. Il n'y a pas de support de pouce mais juste un petit anneau pour attacher une cordelière.


le bec est en bois et non estampillé.

Il possède une table prévue pour recevoir des anches longues et une ligature en métal. 


Rien ne prouve que ce bec est original, mais il est de la même période que l'instrument.




Un exemple de clarinette par Bartholomé à Liège, système Müller à 13 clés avec le trou de registre ouvrant sur le dessus de l'instrument mais sans les leviers supplémentaires de la main gauche
(site de Jacob Norden à Bruxelles, antiquaire spécialisé:  http://www.jacobnorden.be)

mardi 28 février 2017

Nouvelle publication sur la Clarinette par Albert RIce


Albert Rice, musicologue et organologue américain bien connu des collectionneurs et amateurs de clarinettes sort un nouvel ouvrage en février 2017 aux éditions Oxford University Press (OUP):

Notes for clarinetists: a guide to the repertoire
304 Pages - ISBN: 9780190205201

ISBN: 9780190205201  304 pages


Notes for Clarinetists: A Guide to the Repertoire offers important historical and analytical information about thirty-five of the best-known pieces written for the instrument. Numerous contextual and theoretical insights make it an essential resource for professional, amateur, and student clarinetists. With engaging prose supported by fact-filled analytical charts, the book offers rich biographical information and informative analyses to help clarinetists gain a more complete understanding of Three Pieces for Clarinet Solo by Igor Stravinsky, Aaron Copland's Concerto for Clarinet, String Orchestra, Harp, and Piano, Robert Schumann's Fantasy Pieces for Clarinet and Piano, Op. 73. and Time Pieces for Clarinet and Piano, Op. 43. by Robert Muczynski, among many others.
With close attention to matters of context, style, and harmonic and formal analysis, Albert Rice explores a significant portion of the repertoire, and offers a faithful and comprehensive guide that includes works by Boulez, Brahms, and Mozart to Hindemith, Poulenc, and Stamitz. Rice includes biographical information on each composer and highlights history's impact on the creation and performance of important works for clarinet. 

Intended as a starting point for connecting performance studies with scholarship, Rice's analysis will help clarinetists gain a more complete picture of a given work. Its valuable insights make it essential to musicians preparing and presenting programs, and its detailed historical information about the work and composer will encourage readers to explore other works in a similarly analytical way. Covering concertos, chamber pieces, and works for solo clarinet, Rice presents Notes for Clarinetists as an indispensable handbook for students and professionals alike.


dimanche 12 février 2017

Thermoclarinette en LA de Haynes à Boston, vers 1935


thermoclarnette en La de Haynes à Boston, mise en vente sur le site Ebay Usa en janvier 2017 (D.R)

L'instrument inventé vers 1926 et breveté en 1929 par William Haynes est une clarinette en métal à double-parois mais possédant un système original pour maintenir une température plus stable quelque soit le lieu de performance, intérieur ou extérieur. Powell, qui travailla de 1913 à 1926 avec Haynes avant de monter sa propre fabrique de flûte, clama ultérieurement être le vrai inventeur de ce système.



Le corps central de l'instrument est réalisé en une seule partie, permettant ainsi d'avoir une circulation d'air chaud entre la double paroi sur l'ensemble de ce corps, à la façon d'une bouteille thermo. Le barillet est aussi constitué d'une double-parois mais pas le pavillon.

William S. Haynes est un spécialiste américain de la flûte et réalise des instruments en argent massif très recherchés. Le corps de ses thermoclarinettes est aussi en argent massif, expliquant ainsi leur coût élevé à la sortie de l'usine et, par leur rareté, encore aujourd'hui. le clétage est réalisé en laiton argenté.



Après avoir dévissé le bouton situé à l'extrémité inférieure du corps de l'instrument, près du pavillon (voir dessin ci-dessous, n° 14) pour laisser partir l'air ambiant contenu entre les parois, l'air chaud est insufflé par le musicien dans une petite ouverture sur le dessus de l'instrument (chiffre 13 et photo ci-dessus, en position bouchon vissé et fermé). 



La température voulue étant atteinte, on revisse les deux ouvertures, l'air chaud permettant de chauffer la paroi interne de l'instrument et donc, à la façon d'une bouteille thermo, de garder la colonne d'air à l'intérieur à un diapason plus constant, moins tributaire des éléments extérieurs.



Contrairement au brevet, l'ouverture à l'extrémité inférieure de cet instrument pour chasser l'air contenu entre les deux parois de l'instrument n'est pas une cheminée avec un bouton vissé, mais un petit tube rotatif muni d'un ergot servant de curseur.


En raison de son coût élevé à sa sortie en 1929, en pleine récession, peu de thermoclarinettes seront réalisées, et encore moins dans la tonalité de La qui est réservée aux musiciens d'orchestres symphoniques mais aussi à ceux des bals pour pouvoir jouer aisément avec des violons dans les tonalités diésées.

Selon certains sites américains, la production tournera autour de 335 unités, dont une trentaine en La (estimation de 10%). Le présent instrument porte le numéro 157.

Thermoclarinette Sib en étui vendue par PM Woodwind Repair en 2011 (D.R)


Metal thermo clarinet in A

mercredi 1 février 2017

Rencontre entre collectionneurs: A consommer sans modération (ou presque) !

clarinette Dupinophone de Dupin, clarinette populaire double Pungi et saxonette en Ut Couesnon
(photo René Pierre - février 2011)

Souvenir d'une rencontre il y a juste 6 ans entre collectionneurs de clariboles
en Nord-Pas-de-Calais "comme qu'on disait à l'époque

Chercher l'erreur ...
Bruno Kampmann, président de l'ACIMV, plutôt collectionneur de cuivres et de tuyaux tordus a trouvé un autre pôle d'intérêt !

mardi 10 janvier 2017

Clarinette STENGEL à Bayreuth, vers 1815

La firme STENGEL eut une existence de près d'un siècle à Bayreuth. Le fondateur en fut Johann Samuel Stengel, né en 1771 à Döhlau/Hof et décédé le 13 décembre 1826 à Bayreuth. Tourneur sur corne et os à Hof , il s'installa à Bayreuth en 1805, y devenant fabricant d'instruments à vent. Il est cité en 1826 comme l'un des principaux fabricants d'instruments à vent de Bavière, travaillant dans son petit atelier situé dans sa maison avec son fils et quatre autres assistants.
A sa mort, son fils Johann Simon (1803-1885), son apprenti depuis 1817, lui succède. Ce dernier est aussi cité en 1827 dans le principal journal musical (Allgemeine Musikalische Zeitung) comme un excellent fabricant d'instruments à vent en bois et ce même journal en 1832 indique qu'il exportait ses clarinettes système Müller en Suisse, Suède, Danemark, Russie, et même au Brésil. La maison STENGEL participa à plusieurs expositions: Munich en 1854 (clarinette), Bayreuth en 1860 (clarinette à 14 clés et cor de basset), et Nuremberg en 1882 (piccolo, hautbois, clarinette et cor de basset).
En 1885, la troisième génération en la personne de Johann Christoph prend la relève, mais la fabrication va décliner progressivement et à la mort de ce dernier en 1902, célibataire et sans enfant, la firme sera tout simplement dissoute.
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L'instrument ci-contre est une clarinette en buis avec des viroles en ivoire et six clés en laiton. Les plaques des clés sont octogonales ou, pour être plus précis, carrées avec chaque coin biseauté.
L'instrument, accordé en Ut (C) est composé de six parties: un barillet, un corps supérieur, un corps intermédiaire, un corps inférieur et un pavillon. Le bec en ébène, non d'origine et prévu pour une attache à fil, n'est pas représenté ici. Chaque partie d'origine possède l'estampille à la couronne et la marque traditionnelle du premier de la famille Stengel à Bayreuth, les instruments postérieurs porteront la marque Bayreuth au lieu de Baireuth. Une marque additionnelle "C" entre deux étoiles se trouve entre les trous de jeu 1 et 2 du corps supérieur.
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clé de registre octogonale (carrée à coins biseautés)
sixième clé probablement d'origine pour le do#/sol# (C#/G#)
système astucieux ajouté pour pouvoir passer entre les deux clés graves sans trop bouger l'auriculaire gauche, la clé de fa# étant appuyée avec la deuxième phalange du doigt.
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